Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) de l’Allier est aujourd’hui confronté à une situation budgétaire critique, qui pourrait remettre en cause la continuité de ses missions essentielles auprès des femmes et des familles du département.

Nous remercions nos financeurs pour leur soutien constant depuis de nombreuses années, au premier rang desquels l’État, les collectivités territoriales et nos partenaires locaux. Leur appui a permis au CIDFF de l’Allier de mener des actions déterminantes en faveur de l’égalité femmes-hommes, de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, de l’accès aux droits, à la justice, à l’emploi, et à l’autonomie des femmes.

Cependant, malgré les engagements pris, notamment le vote en janvier dernier d’une enveloppe de 7 millions d’euros pour compenser l’extension de la prime Ségur aux associations œuvrant auprès des femmes victimes de violences, nous faisons face à un blocage persistant de ces crédits, des retards de versement des subventions prévues et des coupes budgétaires annoncées sur les moyens d’État. Le manque de visibilité financière nous place aujourd’hui dans l’incapacité d’anticiper l’avenir sereinement. Cette situation nous oblige à envisager la réduction de nos activités, et, à terme, une fermeture partielle ou totale.

Cette crise est nationale. Partout en France, des CIDFF sont confrontés à des situations encore plus alarmantes : des licenciements ont déjà été engagés, des centres ferment temporairement, et certains risquent de disparaître définitivement. Nous sommes solidaires de ces structures et de leurs équipes, qui, comme nous, assurent chaque jour des missions essentielles.

Face à cette urgence, la Fédération nationale des CIDFF appelle à une semaine de mobilisation. Le CIDFF de l’Allier sera fermé les lundi 23 et mardi 24 juin, pour alerter sur les risques de démantèlement progressif des Centres.

Nous appelons au soutien de toutes et tous : élu·e·s, partenaires, citoyen·ne·s, et en particulier les femmes que nous avons accompagnées, nos adhérent·e·s, nos bénévoles, nos collègues et allié·e·s dans les champs social, médical, éducatif ou judiciaire. Faites entendre notre voix. Relayer notre message, c’est contribuer à la défense d’un service de proximité indispensable et trop souvent invisible.

Ensemble, faisons en sorte que les droits des femmes ne soient pas une variable d’ajustement budgétaire !

 

Site de la Fédération Nationale des CIDFF : Droits des femmes en danger : Les CIDFF en situation de crise financière inédite